Le blogue de LaRo: La traversée du Canada à vélo




Jeudi 11 septembre 2003

Pique-nique à Virginiatown

aaaa

Hum, des sandwiches au beurre d'arachides!!



Jeudi 11 septembre 2003

Du change?

aaDîner à Virginiatown le 6 septembre.



Jeudi 11 septembre 2003

Conclusion

Voilà, ainsi ce termine le récit du plus bel été de ma vie. Continuer de visiter régulièrement monblogue car je vais ajouter quelques photos très bientôt.

J'attends aussi environ 700 photos qui sont sur l'ordinateur portatif de David. Je vous montrerai les meilleurs par la suite.



Jeudi 11 septembre 2003

Rouyn-Noranda, 6 septembre

Première vraie sortie en vélo depuis le Tour. Il s'agissait d'un aller-retour à Virginiatown, Ontario pour un petit 100 km. Nous étions une huitaine.

J'ai bien apprécié ma randonnée. Pour l'aller, nous avons eu un vent de face. J'ai roulé plus lentement pour attendre les autres.

Je me sentais vraiment comme au Tour. Un groupe, des sandwiches au beurre d'arachides (je n'avais pas eu le temps de me faire des vrais sandwiches le matin) et une halte-dîner dans un accueil touristique sur des tables de pique-nique. J'ai même pris des photos.

Au retour, il y avait un vent de dos. C'était tellement facile! Ça m'a permit d'augmenter ma moyenne à 28,1 km/h. Pas malpour une journée que j'aurais cru pépère.

Il a fait très beau même si c'était plutôt frais. Il s'est mis à pleuvoir à 200 mètres de chez moi.



Jeudi 11 septembre 2003

St-John's to Rouyn-Noranda, 1 septembre

Même si j'ai très peu dormi, je ne suis pas fatigué.

On comprend pourquoi Air Canada est en faillite. Inefficace. Retard de trente minutes et rien à manger dans l'avion car ils ont oublié de revitailler l'avion en nourriture.

À Montréal, je suis allé déjeuner au Nickel avec Boute et Bed. Ils ont été impressionnés par la quantité de nourriture que j'ai ingurgité ainsi que le temps nécessaire. Lentement mais sûrement. Je vois que mon métabolisme aura besoin de quelques jours pour ralentir.

La séparation du groupe fut difficile. J'ai pleuré à l'aéroport, dans l'avion et dans l'autobus. Pour la première fois depuis près de 80 jours, j'étais seul, définitivement. Un deuil.

À 14h00, l'autobus partait de Montréal pour arrivée à Rouyn-Noranda vers 23h00.

Mon chien était content de me voir. Il tirait sur la laisse pour que j'aille le promener même si c'était la fin de la soirée.

Je me suis réveillé à 9h00. J'ai déjeuner tranquillement devant l'ordinateur. 90 minutes après, je mangeais toujours. Pas de camion qui m'attend...

Je voulais rouler avec le groupe local le lendemain mais je sentais que j'avais besoin de repos.

Je dois également défaire mes bagages. J'ai nettoyé mes sacs. Mon whitelightning dans un petit et du shampooing dans mon gros ont coulé.



Jeudi 11 septembre 2003

Argentia to St-John's, 30 août, Jour 75

Dortoir égale lumière et bruits. J'ai très mal dormi.

Ce fut une journée mémorable. 140 km. Joe, David et moi, avons roulé avec des gens de l'autre groupe. À Holyrood, il y avait un comité d'accueil pour Newfie Bob, un résident du village qui était dans l'autre groupe. Il y avait plein de gens, des voitures de police et un camion de pompiers. Nous avons ensuite été entraînés dans une parade jusque chez Bob. Toutes les voitures nous suivaient et klaxonnaient. C'était fantastique!

Chez Bob, ils nous ont accueillit avec de la musique et un buffet. J'ai bien aimé la soupe à l'orignal.

Ensuite, Jess, Linz, Joe, David et moi avons roulé jusqu'au Tim Horton. George, John Ross, Chris et Spicy nous ont rejoint et nous avons fait les derniers kilomètres ensemble jusqu'au sommet de Signal Hill. (plus incliné que je ne le croyait.)

Lorsque tous furent au sommet, nous nous sommes auto-félicités. Ce fut très émouvant et bien des larmes ont été versées. Des larmes à la fois de joie et de tristesse. Nous vons tant vécu d'aventures et de mésaventures ensemble. Demain, nous serons séparés après 75 jours vécus ensemble. La fin d'un incroyable périple. Le rêve est devenu réalité. Je l'ai accompli, nous l'avons accompli ensemble. La traversée de ce grand pays, le Canada.



Jeudi 11 septembre 2003

Traversier vers Argentia, 29 août, Jour 74

Nous nous rendons à Terre-Neuve sur un traversier construit en 1989 par la MIL-Davie à Lauzon. C'est un navire gigantesque: 1 200 passagers, 370 voitures, 77 remorques, 4 moteurs de 7000 HP, 3 auxiliaires de 2400 HP, vitesse maximal de 22 noeuds et plein de services.

Le départ a lieu vers 15h30 et nous arriverons à destination vers 6h00 le lendemain matin. Nous dormirons dans un dortoir.



Jeudi 11 septembre 2003

Ingonish to Little Bras d'or, 28 août, Jour 73

Dernière journée dans la Trail. Il a fait très beau mais les vents m'étaient défavorables pour la quasi-totalité du trajet de 110 km.

J'ai bien aimé la Smokey Mountain. Longue mais parfaitement inclinée. J'ai travaillé fort et je suis parvenu à maintenir 70 RPM et 20 km/h environ.

Je suis arrivé au camp plus d'une heure avant les autres du groupe. Le groupe de 66 jours était déjà là. Nous traverserons ensemble vers St-John's et arriveront et célèbreront le même jour.



Jeudi 11 septembre 2003

Cheticamp to Ingonish, 27 août, Jour 72

Le grand jour! Je m'étais couché à 19h30 hier soir pour être certain d'être en forme. Journée courte mais ardue de 110 km.

J'ai roulé seul aujourd'hui à cause du mal de genoux de David. Je ne voulais attendre à la fin de chaque montée.

Il y a eu beaucoup de montées et de descentes mais la première grosse fut French Mountain dont le sommet est à 455 mètres. Ça a bien été. Je montais à 12 km/h et une cadence d'environ 50-60 RPM. J'aurais aimé l'augmenter mais j'en avais pas la force.

La descente qui suivit fut très intéressante. Vitesse maximale de 76 km/h. Je n'ai pu faire mieux car il y avait beaucoup de virages en épingle avec une vitesse recommandée de 30 km/h pour les automobilistes. J'ai pris un des ces virages un peu trop vite car j'ai failli le manquer et j'étais rendu dans l'autre voie.

Je me suis ensuite arrêté dans un terrain de camping du Parc pour manger. Il s'est mis à pleuvoir et j'ai trouvé refuge dans un abri fermé contenant plusieurs tables et un poêle à bois. J'aurais pu faire un feu, il y avait amplement de bois. Après dîner, j'ai attendu environ une heure en lisant. J'espérais que la pluie passe mais chaque fois que je m'apprétais à repartir, la pluie recommençait de plus belle. D'ailleurs, il pleuvait toujours lorsque je suis parti mais j'étais tanné d'attendre.

Je me suis arrêté pour visiter une vieille cabane. C'était un shieling, un bâtiment de pierres avec un toit en pailles et un côté ouvert. Typiquement écossais, c'était un refuge pour le berger et ses moutons. Au besoin, celui-ci pouvait fermer le côté ouvert en utilisant de la tourbe. Il pouvait aussi utiliser cette tourbe pour faire un feu à même le plancher de terre battue.

Vint ensuite la pénible North Mountain, plus courte mais en pente plus prononcée. Même avec ma Granny Gear, je peinais à maintenir une cadence à 55-60 et ma vitesse n'était que de 9 km/h. Je l'ai grimpé mais pas assez vite à mon goût. Je ne me suis pas suffisament entraîné pour ce type de montagnes.

La descente d'ensuite fut particulière. La chaussée était trempée et il y avait encore cette succession de virages en épingle. Je devais freiner en avance et réfuire ma vitesse à seulement 40 km/h pour m'assurer de m'en sortir sans encombres.

Même si je me suis arrêté longtemps au dîner, je suis quand même arrivé au camp avant 14h00, plus de deux heures avant les autres. Par Benchmarking (analyse comparative), ma journée fut très bonne mais à mon avis, j'aurais pu m'entraîner meiux et performer encore mieux. Il y a encore place à l'amélioration.



Jeudi 11 septembre 2003

Whycocomagh to Cheticamp, 26 août, Jour 71

Le soleil était présent, la température était plus chaude. Journée facile pour l'entrée dasn la Trail. Les collines étaient très petites. David a mal aux genoux. Nous avons roulé très lentement. 24 km/h de moyenne. Je devrais donc être frais et dispo pour demain.

Le trajet était d'un peu plus de 100 km mais une erreur nous a fait prendre un raccourci de 15 km.

Un peu avant Cheticamp, il y a un champ rempli d'épouvantails. Une centaine dont certains à l'effigie de personnalités. Ils formaient un cercle. C'était très bizarre. En faisant le tour, je me sentais observé. Je les regardais dans les yeux car je m'attendais presqu'à en voir un bouger pour me faire sursauter. Chris est britannique et j'ai pris des photos compromettantes de lui et de la reine.

Avant de partir le matin, j'avais remarqué que mon pneu arrière était mou. Je l'ai gonflé mais il était encore mou lorsque je me suis arrêté. J'ai changé le tube et le pneu par la même occasion. J'avais posé ce pneu à Toronto et il était déjà très usé. Douzième crevaison.



Jeudi 11 septembre 2003

Merigomish to Whycocomagh, 25 août, Jour 70

Froide journée à cause du vent. On se croirait à l'automne. C'est l'automne, je serais à l'école en ce moment, en temps normal.

Pour les cent premiers kilomètres, le vent était de dos. C'était parfait. Les cinquante derniers étaient sur l'Île du Cap-Breton avec un vent de face. Nous sommes aux portes de la Trail.

C'était la dernière fois que je cuisinais pour souper. Après le déjeuner demain, c'est fini. Youppi!

Quatre jours de vélo et une journée de traversier. J'essaie de ne pas trop y penser. Cela me rend triste et nostalgique. Tant de souvenirs. Les bons surclassant facilement les moins bons. J'ai vécu, je vis un été de rêve.



Jeudi 11 septembre 2003

Brackley Beach to Merigomish, 24 août, Jour 69

Une autre province. Nous sommes maintenant en Nouvelle-Écosse.

Pour traverser la mer, nous devions prendre un traversier. je visais celui de 11h30 mais je suis parti trop tard et ma onzième crevaison a anéanti tout espoir d'arriver à temps, même en me dépêchant. J'ai donc du attendre pour celui de 13h30. J'ai eu amplement de temps pour répondre à mes émails, manger, lire et parler avec Chris.

Au total, la journée était de 130 km. Avec l'heure passée sur le traversier, ce fut une longue journée. Mêm si on a eu une journée de congé hier, je crois que je suis encore fatigué. J'espère être en forme pour la fameuse Cabot Trail.

Pour souper, spaghetti et moules.



Jeudi 11 septembre 2003

Repos à Brackley Beach, 23 août, Jour 68

Grâce matinée ce matin. En après-midi, Spicy, Chris et moi sommes allés à la plage. L'eau était froide. Pour un samedi après-midi, la plage était déserte.

Ensuite, Chris et moi avons choisi, parmi mes photos, celles qui mériteraient de figurer sur le CD du voyage. Nous nous sommes restreint à un peu plus de 100 photos.

Pour souper, nous sommes retournés chez Paddy. J'ai mangé un cocktail de crevettes et un filet de soles mais j'étais affamé comme un cycliste. J'ai commandé une soupe aux palourdes en plus.



Mercredi 10 septembre 2003

Murray Beach to Brackley Beach, 22 août, Jour 67

Après le déjeuner, Alain m'a reconduit à Shediac, là où j'avais quitté le trajet du Tour hier. De là, j'avais 130 km à faire aujourd'hui. Belle journée ensoleillé et supportable.

Le Pont de la Confédération, reliant l'Île-du-Prince-Édouard au Nouveau-Brunswick est interdit d'accès pour les cyclistes et les piétons. Il y a néanmoins un service gratuit de navettes. J'ai traversé avec un cycliste de l'Île qui terminait la traversée depuis Vancouver. Il y avait également un père et ses deux jeunes filles. Il était fier de notre exploit et nous a invité à souper chez lui et a offert de nous transporter n'importe où sur l'Île. J'ai refusé car je devais rejoindre le groupe.

Il y a beaucoup de collines au centre de l'Île. J'avais été prévenu mais j'ai été surpris.

Le soir, nous étions la moitié du groupe chez Paddy O'Meally, un pub irlandais. Nous avons dû quitter plus tôt que prévu car il fermait à 22h00, un vendredi soir.

Au camping, il y avait du bruit chez nos voisins. Ça ressemblait à un party. Chris, Spicy et moi, sommes allés voir de quoi il en retournait. Nous n'aurions pas pu tomber sur pire: il s'agissait de jeunes chrétiens hollandais en vacances. Pas un ne buvait de l'alcool. Deux filles nous ont invité, Chris et moi, à aller s'assoir près du feu. Je me suis enquérit de l'âge des membres du groupe et les filles nous ont dit qu'elles avaient 14 ans! Les plus vieux avaient 19 ans. Nous sommes allés nous coucher. La soirée était terminée.



Mercredi 10 septembre 2003

Saint-Louis-de-Kent to Murray Beach, 21 août, Jour 66

Changement de programme aujourd'hui. Je me suis rendu à Moncton au lieu de Murray Beach. J'y ai rencontré Alain, mon bon ami du Grand Tour ainsi que sa femme et ses deux enfants, Geneviève et Philippe. On s'est bien amusé.

J'ai eu droit à un festin royal pour cycliste: pommes de terre au four et deux succulents steaks. J'ai même dormi dans un vrai lit.

Alain et moi, on a eu peur. Mon vélo était mal attaché sur la support pour auto. La fourche était croche. Nous sommes allés sans tarder à un bike-shop et le mécano a fait la réparation en cinq minutes et ne nous a rien chargé.

J'ai pédalé 110 km à un rythmne lent et aisé. Avec l'humidité, il a fait environ 40°C.



Mercredi 10 septembre 2003

Petit-Rocher to Saint-Louis-de-Kent, 20 août, Jour 65

Le beau temps se poursuit! Ensoleillé, chaud et humide pour cette journée de 150 km. Le vent semblait de dos et on aurait dit que nous descendions la plupart du temps

À part rouler vite, il n'y avait rien d'intéressant à voir, à faire. Pas de vue sur l'océan, seulement de la forêt sans intérêt.

J'aime bien rouler avec mon lecteur de cadence. Il m'a appris que ma cadence est parfaite et m'aide à mieux doser l'effort dans les montées.

Depuis plusieurs jours, le plancher de ma tente est toujours humide le matin. Après le voyage, je devrai l'imperméabiliser ou acheter une bâche.

Pour souper, du homard.

À Campbellton, je ne sais pas où j'ai laissé mon contenant à Sandwiches Gladware mais un raton-laveur l'a percé et mangé les deux sandwiches à l'intérieur. Je l'aimais ce contenant. Je pouvais y rentrer quatre sandwiches en les compressant.



Mercredi 10 septembre 2003

Campbellton to Petit-Rocher, 19 août, Jour 64

Encore une très belle journée! Ensoleillé et juste assez chaud pour la courte journée de 95 km.

Hier soir, j'ai lu le journal dans le pavillon où il y a les douches et la buanderie. Je suis sorti de là à 22h30. il faisait noir, très noir. Notre terrain était isolé et il n'y avait aucune lumière. Je ne voyais qu'à quelques centimètres. Et ma tente qui était entourée de tentes et d'arbres! je suis parvenu à ma tente avec l'aide de Judy qui se demandait qui ou quoi passait par là et a allumé sa lampe pour vérifier.

Le déjeuner était à 7h30 ce matin. Mais avec le changement de fuseau-horaire, c'était toujours 6h30 pour moi. Je me sentais donc relax et prenais mon temps alors que j'aurais dû me dépêcher.

Comme la journée était courte et facile, nous sommes arrêtés souvent et pour plus longtemps que d'habitude. Tim Hortons, 15 minutes sur internet, sieste de 45 minute et une bonne demi-heure pour savourer un blizzard. Celui-ci était glacé. Dur comme de la crème glacée mais ne coûtait qu'un dollars au lieu de trois.

Notre terrain de camping est sur le bord de l'océan., très près de la ligne de marée. J'écris assis sur un rocher. J'observe les poissons et les crabes dans les eaux limpides. Dans le ciel et sur des îlots, il y a des cormorans. Très lentement, la marée monte, les îlots rétrécissent et disparaissent, submergés.

Plus que onze jours. J'essaie de profiter de chaque journée comme si c'était la dernière. J'appréhende le retour à la vie normale. J'ai toujours aussi soif de voyages et d'aventures. Il y a tant à voir, tant à vivre!

J'ai finalement terminé la lecture de "La communauté de l'anneau". 64 jours pour lire les 535 pages. Moi qui avait peur de terminer la trilogie complète avant la fin du voyage. Ça prouve que je suis occupé.

Katharine me manque. Avec elle, nous aurions nagé dans l'océan. Elle avait un effet d'entraînement sur le groupe. Elle aurait proposé et au moins trois ou quatre personnes l'auraient suivi.



Mercredi 10 septembre 2003

Repos à Campbellton, 18 août, Jour 63

Belle journée ensoleillé, idéal pour flâner et se reposer.

Le matin, David, Michael et moi avons grimpé le Mont Sugarloaf. Un jeu d'enfant comparativement à Fairview.

Pour dîner, Pizza Delight. Un buffet abordable où nous avons mangé comme des cyclistes pour environ 10$.

En après-midi, j'ai réparé ma dixième crevaison. J'utilise des pneus de course et ils semblent s'user très rapidement. 80$ le pneu...

Ensuite, nous (Chris et moi) avons descendu deux fois la glissade alpine à Sugarloaf. C'est le même principe que la luge mais avec des roues et sur une pente en fibre de verre. J'ai appris après ma première descente que c'était dangereux et que j'aurais pu verser à cause que je n'utilisais pas le frein.

Le soir, entretien du vélo et lecture des journaux Le Soleil et Les Affaires.

Encore une fois, je n'ai pu faire le transfert sur monblogue. Cette fois, c'est à cause de Viruscan qui ne voulait pas que j'ouvre mon fichier de photos.



Mercredi 10 septembre 2003

Amqui to Campbellton, 17 août, Jour 62

Un très petit 110 km aujourd'hui. Tellement petit que le déjeuner a débuté à 7h30. Une première! Tout le monde était tellement détendu, souriant. Même le soleil était de la partie.

En plus d'être courte, la journée fut facile. Nous longions la sublime vallée de la Matapédia en suivant une pente descendante. Nos avons arrêté très souvent pour prendre des photos.

Hier et aujourd'hui, il y avait des flèches du Grand Tour sur la route. J'aurai donc tout de même fait une partie du trajet du GT même si je n'y étais pas.

Avec les journées de repos, les journées faciles et le retour du soleil, je me sens revigorifié. je commençais à avoir hâte d'en finir mais là, j'apprécie beaucoup. Je dois en profiter car dans deux semaines, ce sera chose du passé. Bienvenue au Nouveau-Brunswick. Plus que quatre provinces.



Mercredi 10 septembre 2003

Trois-Pistoles to Amqui, 16 août, Jour 61

Une longue journée de 170 km sous la pluie. Ça ne me tentait pas. Je me suis dit que je faisais ce voyage pour le un et que ceci ne le serait pas. Par conséquent, je me paierai une journée de repos. Je resterai au sec dans le camion. D'autant plus que je voulais le faire au moins une fois durant le voyage pour voir celui-ci du point de vue de Melissa.

Nous avons fait trois arrêts. Pétro-Canada, Tim Hortons et IGA. Ce derniere fût l'arrêt le plus intéressant. Épicerie de 150$. (Beaucoup de fruits et légumes, douze pains, quatre douzaines d'oeufs sans oublier le fameux Map-O-Spread qui a été apprécié par tous ceux qui l'ont essayé.) À cela, il faut ajouter 70$ de bière, liqueur et jus. Une épicerie quotidienne typique.

J'ai résisté à l'envie d'aider l'emballeur. J'aurais pourtant dû. J'aurais fait mieux.

La tarte au sucre a aussi été un succès. Si cela n'avait pas été le cas, j'avais eu la responsabilité, le devoir de tout manger pour éviter le gaspillage.


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